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avri.
18
2023
G7 Sapporo : la France salue des engagements historiques du G7 sur la biodiversité, la pollution plastique, les PFAS et la sortie des énergies fossiles

Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, ont participé à la réunion conjointe des ministres de l’environnement, du climat et de l’énergie du G7 organisée par la présidence japonaise du G7, les 15 et 16 avril 2023 à Sapporo (Japon). Le G7 renforce sa coordination pour lutter conjointement contre la triple crise planétaire du changement climatique, de la perte de la biodiversité et des pollutions.

Le communiqué adopté hier par les ministres de l’environnement, du climat et de l’énergie du G7 envoie un message clair d’action face aux grands défis environnementaux, climatiques et énergétiques de notre temps, consolidant des acquis récents et donnant des perspectives claires pour les négociations multilatérales à venir. La France, en portant des positions exigeantes tout au long des négociations, a contribué au relèvement de l’ambition de ce communiqué. Ce dernier marque de nombreuses avancées :

Environnement

Le communiqué ministériel met en avant les accords historiques obtenus sur le cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal (GBF), en décembre, et sur le traité « BBNJ » sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité en haute mer, qui ont vocation à être d’une importance égale à celle de l’accord de Paris.

Le G7 s’engage à faciliter la mise en œuvre opérationnelle du GBF par la mobilisation des ressources nécessaires, de toutes origines et à tous les niveaux, ainsi que l’adaptation des outils existants, en soutenant une réforme ambitieuse du Fonds pour l’environnement mondial et un meilleur usage de la Coalition de la haute ambition pour la Nature et les Peuples. Les membres du G7 s’engagent à réviser rapidement leurs stratégies nationales pour la biodiversité en vue de la COP16 de la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra en 2024.

S’agissant de la protection de l’océan, le G7 appelle notamment à une entrée en vigueur et une mise en œuvre rapides de l’accord « BBNJ ». Il reconnaît la contribution essentielle qu’il apportera pour la mise en œuvre de l’objectif du nouveau cadre mondial pour la biodiversité de protéger et conserver 30 % des aires marines et côtières (cible dite « 30x30 »).

Le communiqué rappelle également l’importance du respect du principe de précaution pour l’exploration et l’exploitation des grands fonds marins et affirme que des études démontrant l’absence de risques et d’impacts pour l’environnement doivent constituer une condition préalable à la délivrance de permis miniers par l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM).

Sur les forêts, le G7 fait un pas en avant en s’engageant à développer des formes de contractualisation avec des pays en développement disposant de réserves vitales de carbone et de biodiversité, afin de les préserver, rejoignant ici la proposition du Président de la République de créer des partenariats de conservation positive.

Le G7 s’engage à renforcer les mesures de prévention et de lutte contre la déforestation et, plus largement, la criminalité environnementale. Il met l’accent sur le respect des standards en matière de diligence raisonnée et l’accélération de la transition vers des chaînes de valeur durables, transparentes et respectueuses de l’environnement et des droits de l’homme.

Pour la première fois, les ministres de l’environnement du G7 reconnaissent l’utilité de l’agroécologie et des filières à responsabilité élargie des producteurs (REP) et s’engagent à prévenir et lutter contre la pollution chimique causée par les per et polyfluoroalkyles (PFAS), souvent qualifiés de « polluants éternels ».

Les ministres s’engagent à mettre fin à la pollution plastique à travers une approche englobante et des mesures concrètes. Ils appellent conjointement à l’aboutissement d’un traité ambitieux sur la pollution plastique d’ici fin 2024 et à des progrès substantiels sur le contenu de ce futur instrument lors de la deuxième session du comité international chargé de sa négociation (CIN-2), à Paris fin mai. Afin de concrétiser ces engagements, Christophe Béchu a remis à l'ensemble de ses homologues du G7 une invitation à participer à Paris à un événement de haut niveau pour l’ouverture de la prochaine session de négociation du traité international sur la pollution plastique.

Enfin, le G7 salue l’organisation par la France du Sommet pour un nouveau Pacte financier mondial (Paris, 22 et 23 juin 2023) afin de renforcer le soutien financier en faveur d’une meilleure résilience des pays vulnérables au changement climatique et à la dégradation de l’environnement et de leur transition écologique.

Climat – Energie

Le G7 confirme son statut de groupe d’avant-garde dans la mise en œuvre de l’accord de Paris, avec la volonté d’accélérer la sortie des énergies fossiles.

En vue de la COP28, le G7 s’est accordé sur le relèvement général de l’ambition, en appelant à ce que les Parties alignent leurs engagements sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1.5°C. Les travaux du GIEC ont été salués. Ses conclusions sur la nécessité d’un pic des émissions mondiales d’ici 2025 au plus tard ont été retranscrites dans le communiqué.

La France a poussé en faveur de l’adoption d’un objectif d’alignement des flux financiers sur un développement bas-carbone et résilient au changement climatique, lequel sera au cœur du Sommet pour un nouveau Pacte financier mondial, organisé à Paris fin juin, à l’initiative du Président Emmanuel Macron.

Le G7 reconnaît la nécessité d’une transformation urgente et totale pour combler les écarts de finance climatique et réaffirme son engagement de mobiliser 100 milliards de dollars par an. Il appelle à élargir la base des contributeurs à la finance climat et souligne l’importance de faciliter l’accès à cette finance, en particulier pour les pays pauvres et les pays les plus vulnérables. Si le G7 a déclaré continuer à accélérer ses efforts pour doubler la finance climat dédiée à l’adaptation, il appelle également les banques de développement multilatérales et les autres pays à contribuer à l’amélioration de la finance pour l’adaptation.

Notant l’accroissement du risque de pertes et préjudices, le G7 reconnaît la nécessité d’améliorer le soutien à une diversité de mesures visant à les éviter, les réduire et y remédier. Le G7 souligne en outre leur « inventaire sur la réduction des risques de désastres climatiques » et soutient l’opérationnalisation du réseau de Santiago, l’une des réussites de la France lors de la COP27.

Sur l’énergie, les conséquences de la guerre en Ukraine font l’objet d’une attention spécifique du G7. La transition énergétique est considérée comme la meilleure réponse au changement climatique et aux enjeux de sécurité énergétique.

La première réponse aux tensions sur le marché du gaz est la réduction de la consommation et les économies d’énergie, à l’instar du plan de sobriété énergétique français. La crise a montré qu’il était possible d’agir et d’obtenir des résultats tangibles rapidement.

Les ministres s’engagent aussi accélérer le déploiement des énergies décarbonées. Sur les énergies renouvelables, le G7 adopte un objectif collectif sur l’éolien offshore et sur le solaire. Il évoque également le nucléaire et l’hydrogène.

Enfin, le G7 affirme la nécessité d’arrêter immédiatement la construction de nouvelles centrales à charbon. Pour la première fois dans un texte multilatéral de cette importance, un consensus a été atteint sur un engagement d’accélération de la sortie des énergies fossiles, activement défendu par la France.

En marge de cette réunion du G7, la ministre Agnès Pannier-Runacher est intervenue au Forum sur l’énergie nucléaire, au cours duquel une déclaration commune du Canada, des Etats-Unis, de la France, du Japon et du Royaume-Uni a été adoptée.

Cette réunion des ministres de l’environnement, du climat et de l’énergie du G7 précédait des échéances internationales très importantes, telles que la 2ème session du Comité intergouvernemental de négociation chargé d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique (CIN-2) du 29 mai au 2 juin à Paris, le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial les 22 et 23 juin à Paris, et la COP28 sur le climat en décembre aux Emirats arabes unis, pour lesquelles la France est d’ores et déjà pleinement mobilisée.

Christophe Béchu:
Avec nos partenaires du G7, nous envoyons un signal fort : les principales économies mondiales sont prêtes à accélérer la transition écologique, promouvoir un modèle économique plus durable et renforcer la solidarité internationale pour qu’aucun Etat ne soit laissé de côté face à la crise écologique. Dans la continuité de l’accord de Kunming-Montréal à la COP15, de l’accord historique sur le BBNJ pour la biodiversité en haute mer et du One Forest Summit de Libreville, les pays du G7 renouvellent toute l’importance qu’ils accordent à la biodiversité, au même titre que le climat, et à la mise en œuvre effective de nos engagements. Notre engagement commun de mettre fin à la pollution plastique d’ici 2040 est également fondamental, car il relève de la lutte contre les trois crises planétaires auxquelles nous faisons face : le changement climatique, la perte de biodiversité et les pollutions. Il était primordial que le G7 s’accorde pour agir sur l’ensemble du cycle du plastique, avec des objectifs ambitieux pour éliminer les plastiques à usage unique et les additifs toxiques, réduire la production et la consommation et augmenter significativement l’économie circulaire du plastique et la gestion durable des déchets. C’est un signal fort pour l’ensemble des pays que nous réunirons à Paris fin mai pour la prochaine session de négociation d’un traité contraignant pour mettre fin à la pollution plastique. Je me félicite aussi que le G7 s’empare plus fortement du sujet des pollutions chimiques, en particulier des PFAS.

Agnès Pannier-Runacher:
Nous concluons ce G7 Climat, énergie et environnement avec de réelles avancées. D’abord, les pays membres s’accordent sur la nécessité de sortir des énergies fossiles. C’est un progrès important, après l’échec de la COP27 sur ce point en fin d’année dernière. Pour y parvenir, nous nous accordons sur une ambition très forte pour développer les énergies renouvelables, dans la lignée de ce que nous visons en France. Le nucléaire est également reconnu comme un outil pour décarboner notre économie. C’est une conviction désormais partagée : nous avons besoin des ENR et du nucléaire pour réussir la décarbonation de l’ensemble des secteurs, dont celui des transports, comme nous avons besoin de baisser notre consommation d’énergie en changeant nos comportements et nos manières de nous déplacer, de nous loger, de produire. C’est tout l’esprit du plan de sobriété énergétique. Enfin, nous nous donnons rendez-vous pour le sommet pour un nouveau pacte financier mondial, qui aura lieu à Paris en juin prochain, à l’initiative du Président Macron. L’objectif sera d’avancer sur la finance climat et la réforme des banques multilatérales de développement pour apporter des solutions concrètes aux pays les plus vulnérables.

Source : Communiqué Ministère de la Transition Ecologique

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