fév. 23 2026 | Le groupe EDF partage les principaux enseignements de son rapport sur la modulation de son parc de production
Face à l’évolution croissante de la modulation(1) de son parc de production d’électricité, EDF, en tant qu’exploitant responsable, a réalisé une étude 360° afin d’en évaluer les impacts industriels, organisationnels et sociaux. Cette étude vise à documenter les effets concrets de cette pratique sur l’exploitation de ses moyens de production.
Le parc de production d’EDF contribue à l’équilibre du système électrique notamment grâce à sa capacité de modulation, intégrée dès la conception de ses ouvrages, en particulier nucléaires, afin de permettre une exploitation flexible.
Cette flexibilité a fortement évolué ces dernières années :
- Entre 2019 et 2024, les volumes de modulation nucléaire ont doublé, passant d’environ 15 TWh à plus de 30 TWh. En 2025, le parc nucléaire a modulé à hauteur de 33 TWh.
- Historiquement, les baisses de puissance des réacteurs nucléaires intervenaient principalement la nuit et le week-end. Aujourd’hui, elles surviennent également au cours de la journée, lors des périodes de forte production solaire.
- De manière plus fréquente, la modulation peut amener à l’arrêt des réacteurs nucléaires.
- Le temps de fonctionnement cumulé des stations de transfert d'énergie par pompage (STEP), installations hydrauliques, a été nettement plus élevé en 2025 que sur les années précédentes.
- Le nombre d’arrêts et redémarrages des cycles combiné gaz (CCG) du parc thermique a doublé sur la même période.
- La flexibilité accrue demandée aux moyens de production d’EDF conduit notamment à un renchérissement des coûts de maintenance de tous ces équipements.
Cette évolution de la modulation résulte principalement du développement des moyens de production renouvelables, solaires et éoliens, en France et en Europe, dans un contexte de consommation atone.
Dans le cadre de la PPE 3, un travail a été engagé afin d’établir une approche consolidée et un chiffrage global des coûts du système électrique. EDF y contribue en s’appuyant sur les analyses et enseignements issus du rapport sur la modulation.
Pour réduire la surcapacité de production et maîtriser les impacts industriels, économiques et sociaux liés à une modulation croissante, une priorité se dégage, celle de l’accélération de l’électrification des usages. Le Groupe s’y engage pleinement.
(1) On parle de modulation lorsqu’un réacteur fonctionne à une puissance inférieure à sa puissance maximale ou est arrêté (à l’exception des arrêts pour rechargement du combustible, maintenance, fortuit ou encore des limitations liées aux contraintes environnementales ou réglementaires).
A propos d'EDF
Acteur majeur de la transition énergétique, le groupe EDF est un énergéticien intégré, présent sur l’ensemble des métiers : la production, la distribution, le négoce, la vente d’énergie et ls services énergétiques. Leader des énergies bas carbone dans le monde avec une production décarbonée de 520 TWh décarbonée à 94 % et une intensité carbone de 30gCO2/kWh en 2024, le Groupe a développé un mix de production diversifié basé principalement sur l’énergie nucléaire et renouvelable (y compris l’hydraulique) et investit dans de nouvelles technologies pour accompagner la transition énergétique. La raison d’être d’EDF est de construire un avenir énergétique neutre en CO2 conciliant préservation de la planète, bien-être et développement, grâce à l’électricité et à des solutions et services innovants. Le Groupe fournit de l’énergie et des services à environ 41,5 millions de clients(1) et a réalisé un chiffre d’affaires de 118,7 milliards d’euros en 2024.
(1) Le portefeuille de clients est constitué de contrats électricité, gaz et services récurrents.
Source : Communiqué EDF
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