
Arverne est une entreprise française née à Pau avec une conviction simple : nous avons sous nos pieds des ressources capables de contribuer à décarboner notre économie, renforcer notre souveraineté et développer nos territoires. Notre métier est de les rendre accessibles.
Notre premier métier est la géothermie : produire localement de la chaleur et du froid, renouvelables, disponibles 24h/24, indépendants de la météo et à coût stable dans la durée. Notre ambition est claire : démocratiser massivement son utilisation en France.
Nous développons également la production de lithium géothermal, ressource stratégique notamment pour les batteries électriques.
Enfin, nos propres équipes de forage et travaux nous permettent de maîtriser toute la chaîne, de l’étude du sous-sol jusqu’à la réalisation et l’exploitation des installations.
Notre mission : faire du sous-sol une ressource au service de la transition énergétique, de la compétitivité et de la souveraineté des territoires.
Vous venez d'obtenir un permis de recherche de lithium géothermal en Auvergne, pour quel objectif ?
Le permis « Bassin de Limagne » nous est accordé pour cinq ans, sur 442,68 km² dans le Puy-de-Dôme, pour le lithium et les substances connexes. Le nom d'Arverne vient de ce territoire : le clin d'œil n'a pas échappé à nos équipes.
Nous connaissons déjà une partie de ce sous-sol : notre permis géothermique « Riom-Clermont-Métropole » se superpose au nouveau périmètre, où nous avons mené une exploration 3D et analysons les données du bassin clermontois avec le BRGM. Nous cherchons maintenant à savoir si ces eaux profondes contiennent du lithium, et en quelle quantité.
Le lithium géothermal n'est pas une mine : ni fosse, ni carrière, ni résidus miniers. Il est dissous dans une eau chaude et salée, impropre à la consommation et sans lien avec les nappes d'eau potable. On récupère sa chaleur, on en extrait le lithium, puis on la réinjecte.
C'est une bonne nouvelle pour Arverne comme pour l'Auvergne : ce permis ouvre la perspective d'une ressource locale à double usage, chaleur et lithium.
Si le potentiel de lithium géothermal s'avère positif, quelle sera la suite du projet pour la géothermie et l'extraction du lithium ?
C'est un projet de territoire qui se construit sur le long terme. D'abord la connaissance : données, modélisation, travail scientifique. Puis un forage d'exploration, selon autorisation, pour prélever la ressource et mesurer sa teneur réelle, ensuite une démonstration de l'extraction. Enfin, si tout converge, une demande de concession et un développement industriel.
Nous déployons le projet Lithium de France, en Alsace, dont le premier site est à Schwabwiller, sur la commune de Betschdorf. Le principe : la chaleur d'abord. Une même ressource géothermale permet de produire de la chaleur renouvelable, puis du lithium géothermal, sur les mêmes installations.
En Auvergne, cela signifierait de la chaleur consommée localement et du lithium français pour la filière batterie. Un projet comme celui-ci ne se construit pas seul : il se fera avec le territoire, ses élus, ses habitants et ses acteurs économiques.
Propos recueillis par Jean-Guy Debord









